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31.10.2007
Jamais la tête sous l'eau...
En ce moment, c'est un peu hardos, je dois rattraper le retard de tout ce que j'avais en cours avant Popcorn, et j'ai eu la bonne idée d'aller faire un tour sur le blog de Lau, et je suis tombée sur le sketch de Florence Foresti sur les ados, et là fou rire garanti.
Alors du coup, je reviens sur sa parodie culte de Madonna !
Florence Foresti / Madonna
Vidéo envoyée par LesPeople
00:04 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.10.2007
23 + 7 balais
Aujourd'hui, ce 21 octobre 2007, jour pour jour, cela fera 23 ans que François Truffaut nous quittait...Je l'ai découvert un peu par hasard, lors de projections au Forum des Images, de sa série "Antoine Doinel". Je traînais par là et bien m'en a pris, j'ai eu une sorte de coup de foudre immédiat. Pour lui et son acolyte, Jean-Pierre Léaud. Par la suite, je dévore tout ses films et les ouvrages traitant de lui ou de son idole Alfred Hitchcock.
Eh oui, et sans le savoir, au même moment moi je fêtais mes 7 ans et je m'en moquais bien.
Et aujourd'hui c'est officiel, j'ai bien 23 ans+7 ans
Loin de moi l'idée de publier une note sombre sur mes 30 ans en faisant référence à un décès. Car François Truffaut était déjà mort quand j'ai découvert ses oeuvres. C'est justement bien ça qui ne meurt jamais.
Vieillir est sans doute la peur qui me taraude toujours le plus, ou grandir peut-être. Déjà petite, un peu romantique, je voulais devenir un "grand" écrivain, et je me lançais dans ma première oeuvre, une sombre histoire de machine à remonter dans le temps...
Mais je crois que j'aborde mes 30 ans avec une certaine sérénité, ça fait environ 3 ans que je m'y prépare:D
D'abord parce que j'avais toujours dit que je réaliserai un film avant mes 30 ans et le hasard des circonstances a fait que ça s'est produit. Et c'est important de tenir à ses rêves, même si la réalité est souvent moins glamour que dans nos rêves.
Pour moi, c'est donc un très beau cadeau d'anniversaire !
Et puis bien d'autres choses...
Voilà les événements dont je suis fière de partager l'anniversaire :
Le 21 octobre 1520 un Européen va traverser le détroit situé au sud de l’Amérique reliant l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Oui c'est Magellan qui donne son nom à ce fameux détroit.
Le 21 octobre 1680 c'est la création de la Comédie Française
Le 21 octobre 1879, Thomas Edison invente la lampe à incandescence
Le 21 octobre 1945, les femmes votent pour la première fois en France
ça me fait relativiser tout ça !
Bon et voici le cadeau que je me fais, en attendant de les voir sur scène, peut-être de très près, j'attends confirmation mais si c'est le cas, je ferai une note spéciale, voici le morceau qui a inspiré mon premier clip (raté) et qui m'a lancée corps et âme dans le montage et accessoirement le cinéma expérimental, très très expérimental avec le camescope de mon père.
J'en profite pour adresser une petite bise volée à David qui planche en ce moment sur le générique de Popcorn et vient de m'envoyer une maquette. Mon premier cadeau de la journée:).
Et d'autres bises volées pour mes collègues avec qui j'ai enterré ce soir mes 29 ans.
Je vous recommande d'ailleurs l'excellent album Deep Purple : In concert with the London Symphony Orchestra

01:40 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.10.2007
Nouveau souffle sur le maïs
Je ne sais pas pourquoi cet après-midi, j'ai eu cette musique de Rose, "Ciao Bella", dans la tête. En fait, si je sais très bien pourquoi. C'est que Delphine qui va monter Popcorn est en train de faire le montage d'un Live de Rose. Et il se trouve que j'aime beaucoup cette artiste.
J'espère que je ne l'ai pas trop énervée à fredonner un truc qu'elle entend à longueur de temps en ce moment...
En tout cas, les choses s'annoncent bien.
Et du coup, je suis allée faire un tour sur le clip du dernier tube de Rose, excellente surprise, je vous laisse juger par vous-même.
ROSE "Ciao Bella"
Vidéo envoyée par SOURCETV
21:19 Publié dans Clip | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.10.2007
Edward aux mains d'argent
Juste un pur moment de poésie.
Morceau pour Stéphanie qui m'a bien soutenue pendant le tournage et grâce à qui j'ai rencontré Anne et Joe qui m'ont bien aiguillée:).
Eh oui, il existe encore des voisinages conviviaux (à la sauce "Chroniques de San Francisco" pour citer mon ancienne voisine de Clamart où l'ambiance de voisinage était un peu similaire : "Charlotte t'as du sel", demandé par fenêtres ouvertes interposées), où on peut débarquer vers 22h30, frapper à la porte de voisins qui sont déjà en pyjamas (désolée pour les détails, mais c'est ce qui est croustillant), et qui vous accueillent bras ouverts pour parler avec vous d'un projet qu'ils ne connaissent pas, prennent le temps de vous écouter, réflechissent avec vous et vous prodiguent avec bonne humeur pleins de bons conseils alors que le lendemain ils doivent se lever tôt pour l'un retrouver sa boîte de prod et l'autre aller sur le tournage de très bonne heure d'un sketch des Guignols. Et de me proposer en plus de repasser plus tard dans la semaine pour faire le point. Qui a dit que dans l'audiovisuel, y a que des requins?!
C'est ça la vie ! du moins, c'est comme ça qu'elle est bien agréable !
Donc merci Stéphanie pour tout, qui toi aussi devait te lever tôt le lendemain et qui a tes gros soucis à gérer en ce moment... et merci Anne et Joe. Si vous acceptez de venir à la projection de Popcorn quand il sera fini, sachez que ça me fera un grand plaisir !
15:30 Publié dans Mes séquences d'anthologies | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.10.2007
Edward revient, sombre et amer
"Sweeney Todd, the demon barber of Fleet street", c'est le prochain film de Tim Burton qui sortira en janvier sur les écrans français. Encore une fois, le réalisateur a fait appel à Johnny Depp pour incarner ce barbier sanguinaire qui a l'air d'avoir des sacrés relents "d'Edward aux mains d'argent" aigris par la vie et qui décide de se venger de la société.
D'après la bande-annonce, on plonge cependant dans un univers plus proche de Sleepy Hollow que d'Edward et ses maisons multicolores et son humour décapant.
Et pour le moins original, il s'agit d'une comédie musicale. J'attends ça avec impatience en espérant retrouver tous les ingrédients que j'aime chez Tim Burton. Malheureusement, pas de Danny Elfman au générique...
Pour en savoir plus : la bande-annonce, le site officiel, Sweeney todd sur IMDB
Rue89.com, 08 Septembre 2007
Passage à Venise, deux journées, pour rencontrer Tim Burton et voir quelques minutes de son nouveau film, "Sweeney Todd", avec Johnny Depp et Helena Bonham Carter, qui sortira le 21 décembre aux Etats-Unis, puis en janvier en France. Je dois en effet ajouter un nouveau chapitre à mon livre sur l’auteur d’"Edward aux mains d’argent" pour une réédition à paraître à l’automne.
Le 5 septembre, La Mostra fêtait le “Tim Burton’s Day”. Le cinéaste, arrivé la veille avec Helena Bonham Carter, son épouse enceinte (le couple attend un deuxième enfant pour le mois de décembre), recevait à cette occasion un Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de son œuvre, comme David Lynch l’année précédente. Lors de la conférence de presse, Marco Müller, directeur du festival, qualifie Burton de "plus inventif des enfants du cinéma contemporain", d’"homme d’imagination qui transcrit ses rêves sur l’écran en mêlant le merveilleux au fantastique", ou encore d’"artiste de talent qui a eu l’audace de remettre la fantaisie au centre du cinéma". "Pour moi, remercie Burton, Venise est pour toujours une ville de cinéma".
Le soir, lors de la cérémonie, avant la projection d’une nouvelle version en 3-D de "L’Etrange Noël de Mister Jack", Johnny Depp et Tim Burton montent sur scène, le premier en smoking blanc et nœud papillon noir, le second dans son éternelle tenue sombre, tous les deux aussi ébouriffés. Le plus jeune remet à son mentor son lion d’honneur.
"Sweeney Todd", avec un Johnny Depp héros tragique
Le matin, les festivaliers avaient pu découvrir, dans la Sala Grande du Lido, environ neuf minutes extraites de la dernière collaboration des deux hommes, leur sixième film commun, dont le cinéaste supervisait encore les finitions, "Sweeney Todd", sous-titré: "The Demon Barber of Fleet Street". Johnny Depp, vieilli, héros tragique à la pâle figure, dont la coiffure échevelée arbore une imposante mèche blanche, y apparaît comme un dandy sur le retour, sarcastique, sombre, obsédé par la mort et la vengeance. Helena Bonham Carter, gothique, blême, les yeux cernés, vieillie elle aussi, semble transie d’amour et d’admiration, poursuivant avec Depp l’idée fixe d’une revanche sur la société qui les a exclus et méprisés. Car ces deux êtres unis par le goût de l’obscurité et par une apparence à la fois désuète et décalée, se retrouvent ici dans la marge, isolés dans un refuge de poussière et de bois ancien, protégés par une lumière oscillant entre crépuscule et ténèbres: un vieux grenier les accueille, où la seconde a conservé — et rend au premier — les instruments qui ont fait sa gloire, des rasoirs magnifiques à la lame d’argent, un siège de barbier aux éclatants parements rouges sang.
Johnny Depp, habité, transporté, commence à chanter son "bras" retrouvé, bras vengeur, bras armé, bras virtuose, une lame de rasoir effilée à la main, comme s’il prolongeait, avec quinze années de plus, un surcroît de machiavélisme mais l’innocence et la candeur en moins, l’"Edward aux mains ciselées" qu’il fut autrefois pour Tim Burton, lors de leur premier film en duo. Il semblerait que le personnage d’Edward aux mains d’argent revienne amer et meurtri, après des années d’exil dans son antre obscure, pour faire de ses ciseaux et de ses lames les armes de sa vengeance contre la société qui l’a rejeté. La voix de Depp s’élève, bientôt accompagnée par celle de Bonham Carter, comme un chant mélodramatique rythmé par les notes d’une musique vigoureuse d’un opéra d’effroi. La caméra s’élève elle aussi, dans un mouvement d’ascension assez typique du style burtonien, quitte le grenier par une fenêtre, survole quelques instants une ville grise et miséreuse, gigantesque macrocosme industrieux, pour disparaître dans le lointain.
Qu’avons-nous vu? Sans doute l’ouverture de Sweeney Todd, la cérémonie des retrouvailles d’un couple frustré et vengeur qui fomente en chansons paranoïaques, mégalomanes et macabres, la plus sanglante des revanches. Pour saisir au mieux cet extrait qui garde un goût de pas assez, il faut opérer un flash back de plus de vingt-cinq ans, quand le jeune Tim Burton, à 21 ans, au Royal Drury Lane Theater de Londres, assiste fasciné, plusieurs soirs de suite, aux représentations de Sweeney Todd, le musical composé par Stephen Sondheim sur un livret de Hugh Wheeler. Cet “opéra macabre” fait une forte impression sur le jeune homme, encore apprenti animateur, au point qu’il esquissera, dès l’époque, quelques dessins des deux personnages principaux.
Vengeance dans l'Angleterre victorienne
L’histoire se déroule dans la Londres victorienne de la seconde moitié du XIXe siècle, où la société est coincée et puritaine, les juges aussi impitoyables que corrompus, les consommateurs friands de nouveautés soudaines et de sensations fortes. Benjamin Barker est un barbier à la mode. Son succès fait des jaloux, et le juge Turpin, corrompu par les rivaux de Barker, parvient à le faire injustement condamner à la prison, tandis que sa femme et sa fille lui sont enlevées par le magistrat tout puissant. Quand, bien des années plus tard, il s’évade de prison, Barker ne rêve que de vengeance et, à la recherche de ses femmes, revient s’établir à Londres sous un autre nom, Sweeney Todd. Grâce à madame Lovett, une cuisinière secrètement éprise de lui, il retrouve ses instruments et son échoppe, qu’elle a pieusement conservés. A leur manière, le barbier et la charcutière forgent un pacte pour se venger d’une société qui les a méprisés: lui tranchera la gorge de ses clients à la moralité douteuse, dont elle réceptionnera les corps par une trappe, et leur chair et leur sang serviront à la confection des boulettes qui fourreront les tourtes qu’elle vendra dans sa boutique. Bientôt ce commerce se fait florissant tandis que la machine médiatique s’emballe, et le tout Londres se précipite pour goûter aux friands à la viande, fameux, aussi abjects que délectables, à la saveur si particulière. Quand Sweeney Todd retrouve la trace de sa fille, il organise un piège afin de mettre à mort son bourreau, le juge Turpin. Il y parvient, mais meurt également, dans un règlement de compte qui tourne au carnage, seule sa fille survit.
Tim Burton caresse une première fois l’idée de se lancer dans ce musical macabre dans les années 90. Il y renonce et c’est Sam Mendes qui doit le tourner, avec Russel Crowe dans le rôle titre. Puis, en 2006, au moment où Burton repousse l’ambitieux projet de "Believe It or Not!", avec Jim Carrey, "Sweeney Todd" redevient une priorité. Le seul problème est dès lors l’aspect musical du film, qui est à la fois un attrait pour Burton et une difficulté. Le cinéaste a certes toujours aimé les comédies musicales, et aussi bien "L’Etrange Noël de Mister Jack" que "Charlie et la chocolaterie" ont bien des aspects de films musicaux, mais "Sweeney Todd" est une œuvre spécialement difficile à chanter et à jouer. Certains admirateurs de Sondheim ont d’ailleurs mis en cause la capacité de Johnny Depp et Helena Bonham Carter à chanter leur rôle. C’est pourquoi, avant le début du tournage, dans les studio de Pinewood, près de Londres, à partir de février 2007, la part la plus intense du travail de préparation s’est portée sur la musique: adaptation des lyrics au film, répétition des chœurs, chorégraphies, et, surtout, entraînements vocaux des principaux protagonistes.
"mon film ressemble à un film muet avec de la musique"
Le film sortira aux Etats-Unis pour Noël, conte de terreur dont on peut juger les effets saisissants à la réaction des responsables du studio Warner, à l’issue d’une première projection de travail: ils ont demandé quelques coupes et adoucissements, jugeant le film trop violent et trop sanglant, notamment une scène où un enfant d’une dizaine d’années manipule des morceaux de corps humains en les plaçant dans un grand hachoir à viande.
Burton m’a dit avoir voulu déplacer l’audace macabre de Sondheim vers un univers de cinéma muet traité selon une forme proche du noir et blanc et des premiers films d’horreur: "Mon film ne ressemble pas vraiment à une comédie musicale, et moins encore à un opéra", m’a dit Burton. "En fait, cela ressemble davantage à un film muet avec de la musique. Comme un vieux film d’horreur. L’émotion passe à travers ce style, et Johnny a beaucoup aimé ce jeu d’acteur dans un silence ponctué d’intermèdes musicaux et chantés. Cela l’a libéré pour trouver son style sur ce film. J’aime les acteurs qui ont cet air bizarre et j’ai toujours souhaité faire un film qui retournerait à la façon qu’avaient les Peter Lorre et Boris Karloff de composer un univers. Avec Sweeney Todd, on aura droit à un mélange entre film d’horreur et musical. Je ne sais pas encore si ce sera une comédie ou une tragédie".
Penchons pour la tragédie musicale, puisque, quand il brandit son rasoir un déclamant "Enfin, mon bras est complet!" avant de trancher la gorge des infâmes, Sweeney Todd n’est pas qu’un pantin morbide, cruel et dégénéré: il offre ces flots de sang à une société suffisamment glauque et violente — la nôtre évidemment, bien davantage que la Londres de la reine Victoria — pour s’en délecter, métaphore cannibale d’une civilisation inhumaine où le signe de la toute puissance consiste à écraser son prochain, à le manger, pour ne pas être soi-même la victime de cette sauvagerie féroce. Après avoir dénoncé dans "Charlie et la chocolaterie", et avec quelle virulence, la manière dont la société occidentale élève ses enfants, Tim Burton livre avec "Sweeney Todd" un sanglant pamphlet contre les formes acerbes de nos rapports sociaux.
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08.10.2007
Citations du jour
«Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche.» Michel Audiard
«Ce qui importe, ce n'est pas d'arriver, mais d'aller vers.» Antoine de Saint-Exupéry
"La suffisance n'exclut pas le talent, mais elle le compromet". Louis de Bonald
"Le talent n'est presque rien et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail". Patrick Suskind
«La plupart des gens abandonnent juste quand ils sont sur le point d’atteindre le succès. Ils abdiquent sur le dernier cent mètres. Ils abandonnent à la dernière minute du jeu, à un doigt de la victoire.» Ross Perot
"Où peut bien aller, celui qui n'a encore rien fait mais se croit déjà arrivé ?" Moi-même hehe
15:50 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.10.2007
update
Depuis que je me suis mise sur Popcorn, le court-métrage, j'ai perdu le fil de mon blog... Manque de temps et pas d'accès à Internet longue durée le temps du tournage. Je n'avais pas mesuré quand j'ai endossé le rôle de réalisatrice de Popcorn que ce serait aussi intense. Et je suis très fière, de ma co-équipière Aurélie, de moi et de toute notre équipe.
Loin de moi l'idée de m'auto-congratuler. D'ailleurs, je suis en général assez dure avec moi-même et rarement complètement fière de ce que je fais. Popcorn n'a pas échappé à la règle et durant toute cette période, j'ai été assaillie par un milliard de doutes, de questions, d'impression de pas être à la hauteur. Mais au final, je peux le dire cette fois, je suis simplement fière que l'on ait réussi à relever ce challenge. Je ne parle même pas du résultat, car on le saura vraiment une fois le montage, l'étalonnage, le mixage et l'animation terminés, sans oublier la bande-son sur laquelle planche déjà David. Je suis juste fière que l'on ait réussi à réunir une équipe qui tient bien la route, de gens professionnels qui nous ont offert de leur temps et de leur savoir-faire, des collègues qui ont rejoint le projet au début ou en cours et se sont investis à 300%, des connaissances de connaissances qui sont venus en renfort sur les accessoires, à la lumière, de ma famille qui s'est investie pour que mes neveux venant de Hollande puisse tourner une scène qui me tenait à coeur, des amis et des amis d'amis qui sont venus faire de la figuration.
Avant même de savoir ce que sera le film, je vois dans Popcorn, une formidable aventure humaine. Et rien que pour ça, je ne regrette rien, ni les nuits courtes, ni les coups de gros stress, ni les nouveaux cheveux blancs qui ont poussés, rien, en fait, je ne ressens pour le moment que de la gratitude envers tout ceux qui m'ont permis de vivre ça. J'ai énormément appris, j'ai l'impression d'avoir beaucoup reçu en échange, j'ai eu des vraies bonnes surprises, des gros coups de coeur et je ne sais même pas qui remercier dans l'ordre tellement la générosité des uns et des autres est ce que je retiens là maintenant. C'est sûrement "cliché" tout ce que je dis, on pourrait se croire à une remise de prix, c'est pourtant authentique et tant pis si ça doit passer pour du déjà-entendu. Certains ont déjà d'autres projets qui ont commencé pour eux suite à des rencontres faites pendant le tournage, d'autres se sont peut-être découvert une nouvelle vocation. J'espère bien que Popcorn aura aussi servi à tout ça et que d'autres projets naîtront des gens qui s'y sont croisés.
Un film c'est un travail d'équipe et là je m'en suis bien rendue compte. On parle beaucoup du rugby en ce moment et des valeurs que ce sport communique : "si tu joues pas en équipe, t'es mort". Pour un film c'est pareil, on doit tous compter sur le travail des uns et des autres et se coordonner. De mon côté, c'était ma première réalisation, c'est difficile de se faire une idée du métier à partir d'une seule expérience, mais j'ai tendance à penser que le réalisateur omniscient est un peu un mythe, sauf peut-être certains très grands comme Stanley Kubrick ou autres. Certes, on doit "mener la barque" mais on travaille avec le directeur de la photo qui a son point de vue aussi et se priver des bonnes idées des autres (quels qu'ils soient) serait une réaction qui me semble idiote.
On a pu mener cette aventure jusqu'au bout. Malgré des débuts difficiles, des contre-temps, personne ne nous a lâché, ce qui signifie pour moi que d'une part nous avions bien fait notre travail au niveau de la constitution de l'équipe et qu'elle est solide, sympathique et dévouée, et d'autre part que j'ai quand même pas été trop nulle, on n'a pas été trop nuls.
Voilà, j'avais mis entre parenthèse tout mes autres projets, je suis à la bourre et je vais devoir rattraper tout ça. Je suis bien contente d'avoir eu le cran de mettre tout de côté, y compris ce qui me rapporte des sous, pour un projet qui finalement n'en rapporte pas mais qui est tellement plus enrichissant.
Reste toute la phase de post-production à attaquer. Je vais commencer à m'y coller, c'est pas fini pour moi. Je vais en apprendre encore un rayon !
Le petit scarabé avance :-)
Et toujours pour suivre les aventures du film : Les films du Kachalot
14:00 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note



