24.03.2009
Mais si je suis là !
Oui Michèle,
je suis toujours là avec une activité réduite je l'admets. Ce qui ne m'empêche pas d'écrire par ailleurs mais j'avoue que j'ai encore des inhibitions à publier des textes trop personnels...
Revenons sur Popcorn qui n'en finit pas de rebondir. Marie-Paule aka Rosa a encore une fois donné un gros coup de pouce à notre court-métrage. Qui a dit qu'Internet était virtuel?
j'ai ainsi rencontré Louis, le neveu de Rosa qui a regardé le film et n'a pas pu s'empêcher de dire "il y a du boulot, il faut dynamiser tout ça". Eh oui, on connaît mal le boulot de monteur son et pourtant! Après une longue conversation avec Louis, j'ai compris pourquoi. Cela vous rappelle quelque chose les films français où on entend tout : l'acteur qui déglutit, se gratte, la mouche qui vole... c'est un parti pris la prise de son directe pour souci de réalisme. Oui alors que dans les films américains on a cette culture de faire le son en post-production, en France, pendant longtemps le monteur son n'a pas eu les coudées franches. Et pourtant le son sert "à raconter" et il se travaille quitte à rajouter des effets qui ne sont pas "réels". Ce qui va se produire sur Popcorn.
Je constate avec plaisir au fur et à mesure de mes rencontres autour de popcorn que la culture cinématographique "à la française" évolue un chouille. Est-ce que c'est un effet d'optique ou une réalité, mais j'ai l'impression d'entrevoir une "contre-nouvelle-vague". Attention, qu'on ne se méprenne pas, je ne formule pas de critiques artistiques à l'égard de la Nouvelle Vague, mais juste ses excès qui viennent surtout de ses admirateurs qui n'ont pas trouvé à se renouveller depuis. Je suis une grande admiratrice de François Truffaut entres autres, mais qui de mon point de vue n'est pas véritablement "Nouvelle Vague" (pas trop de Godard en revanche). Comme je racontais à Louis, j'ai grandi avec cette idée romantique du cinéma, une idée plus littéraire que technique du cinéma. Celle de l'artiste, de l'auteur-réalisateur qui est très prégnante en France. Mais peut-on faire un bon film sans de vrais corps de métier reconnus à leur juste titre ? c'est là où on aborde cette question délicate en France, d'industrie cinématographique.
Bon il ne s'agit pas ici de refaire le monde, d'autant que le sujet est délicat et demanderait plus de développements, je souhaite juste qu'en France on arrive à se débarrasser petit à petit de notre "académisme" un peu poussiéreux. Oui c'est ce que clamait aussi la Nouvelle vague, comme quoi il ne faut pas se fossiliser sur une quelconque façon de voir.
Hormis ces débats que je ne qualifierai pourtant pas de chapelle, la bonne nouvelle c'est que Popcorn entre enfin en sas final de post-production.
J'en profite pour vous recommander le site d'un ami de Louis qui n'a pas sa langue dans sa poche et que je salue. Que tout le monde ait droit de pousser sa gueulante quelque soit le point de vue adopté me semble sain et intéressant. Le parti-pris de ce site est donc anti-français (plus précisemment antifilmfrançaistypicochiantetnombiloparisienintello). Que l'on rectifie le tir si j'ai déformé la ligne éditoriale du dit-site. Ce n'est certes pas nouveau mais c'est tellement français de tout remettre en question qu'il serait bien étrange qu'on ne remette pas en cause les façons de faire en France?!
je vous laisse aller faire un tour : www.louvreuse.net
Je vous dis à très bientôt et encore un grand merci à Marie-Paule et à Louis !
22:10 Publié dans Carnet de bord "Popcorn" | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note


