26.03.2008
Seize the Day
Je n'ai pas vu le film "Paris", mais en bonne employée d'une salle de cinéma parisien, je fais les sorties de salle et je connais les génériques de film par coeur. J'ai eu comme un petit coup de foudre pour celui du dernier film de Cédric Klapisch, avec une très belle musique de Wax Taylor et Charlotte Savary "Seize the day".
Voilà plusieurs jours que je l'écoute en boucle, et on a beau dire que c'est très BoBo, moi je la trouve planante. Hasard ou coincidence, hier assise toute la journée à la caisse de mon ciné préféré, j'étais très zen. Il faut dire que je ne me suis jamais sentie aussi "aimée" qu'hier. Tous mes clients me disaient "il y a longtemps que je t'aime";-). Oui oui je sais c'est le titre d'un film, mais après tout, peut-être qu'à force d'entendre des mots agréables ça joue sur l'inconscient. Certes, le mardi j'ai surtout mes p'tits clients du troisième âge, "mes anciens", "mes étudiants attardés", "mes vieux", "mes ancêtres", comme ils disent souvent avec une pointe d'ironie, mais c'est toujours agréable les mots doux. Assez rigolo d'ailleurs, certains écourtaient le titre, comme un des clients qui a commencé "il y a longtemps que..." et qui a regardé autour de lui et s'est arrêté embarrassé. Dire je t'aime c'est assez intime, même quand il s'agit d'acheter un ticket de ciné.
14:23 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : paris, cédric klapisch, il y a longtemps que je t'aime, cinéma, gaumont, wax taylor, charlotte savary
25.02.2008
Le test pour de vrai
Bon j'ai pas joué le jeu, comme je le disais je lis pas les règles avant. Je fais le test pour de vrai, 7 choses sur soi, plus ou moins secrètes.
- Je parle comme un vrai charretier quand je suis toute seule au volant
- Je danse chez moi, enfin surtout quand j'ai couru et que je fais des étirements héhé
- Il m'arrive de ne pas faire le ménage pendant...un certain temps, vu que c'est le foutoir c'est compliqué de passer l'aspirateur. Pas du tout apte pour les trucs ménagers en général, je mets au moins 15 minutes pour repasser un truc et en général le résultat est assez médiocre.
- Je parle toutes les nuits ou presque, il m'arrive aussi de chanter et de danser..., de rire, je gesticule. Bref je suis pas un cadeau et il faut songer à la chambre séparée
- Je suis nulle en date, et j'ai mis des années à me souvenir des anniversaires de mes proches et encore aujourd'hui j'intègre pas les nouvelles dates. Mais je fais des progrès et je m'oriente vers l'agenda annoté, faut-il encore que je le consulte
- Je suis une grosse marmotte et si je n'ai pas ma dose de sommeil ça ne va pas du tout. J'ai eu pendant longtemps un problème avec les pannes de réveil
- Je bois au moins l'équivalent de 3 théières par jour, théoolique quoi
Voilà, c'est fini ! ouf
13:44 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
7 petits secrets : la (sale) Môme
Michèle (voir les coulisses de Michèle) m’a invitée à faire un test. Il faut écrire 7 choses sur soi, secrètes. Bon comme j’avais mal lu l’intitulé du jeu avant de le faire, j’ai fait ma propre version qui se résume aux petites conneries que je n’ai raconté à presque personne, celles bien sûr où il y a prescription.
-J’ai piqué des cigares à mon grand-père quand j’avais 7 ans mais je me suis fait choper, après mon grand-père a raconté n’importe quoi, genre je fumais dans le grenier…pfff à 7 ans !
-J’ai fumé ma première cigarette à 13 ans, me suis pas faite choper mais j’ai eu l’impression que l’arbre au dessus de ma tête tanguait
-j’ai fait une gruge énorme au BEPC blanc (ça va c’était pas le vrai), et encore pire j’en suis hyper fière ! j’avais trouvé une combine d’enfer. J’ai eu une très très bonne note, mais je jure sur la Bible que je n’ai pas remis ça.
-J’ai volé un bouquin dans un supermarché pour voir si j’allais me faire choper. Eh ben non.
-J’ai sucé mon pouce jusqu’à 11 ans au désespoir de mes parents
-j’ai joué au strip poker vers 7/8 ans, j’étais la seule fille et pas fair-play, ils ont tous finis à poil mais pas moi.
-J’ai cassé le cadeau de fête des mères d’une fille de la classe en maternelle, exprès ou pas je sais plus, mais je m’en souviens parce que la maîtresse a fait un échange standard et j’ai récupéré le truc cassé L
Bon j’avoue j’avoue, j’aurais sûrement des trucs bien plus compromettants à raconter, ce sera pour plus tard…ou pas ;-)
13:18 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.01.2008
Pile poil dans l'actualité
Alors que Popcorn est en phase de post-production (bien avancée) et qu'Aurélie a raconté avec succès ses anecdotes de derrière la caisse, voici l'histoire d'une caissière qui a passionné ses lecteurs de blogs avec un sujet similaire :
En l'espace d'un mois, la vie d'Anna a basculé. Il y a peu, elle était encore hôtesse de caisse dans un hypermarché Leclerc à Rennes. On la retrouve désormais sur les plateaux télé, comme chez Laurent Ruquier (France 2) ou face à Samuel Etienne (Canal+). Elle a déjà eu les honneurs de la presse locale et nationale. A 28 ans, elle est débordée mais ne se plaint guère de sa notoriété soudaine.
"C'est curieux à vivre mais ce n'est pas désagréable", indique-t-elle, pas peu fière. Pas tellement d'elle-même, mais de "toutes les caissières". Ces salariées trop souvent dépréciées, dont elle s'est fait la porte-parole et qu'elle défend sur les plateaux télévisés. Son succès s'est forgé sur la Toile où Anna a créé son blog, en avril 2007. Populaire, il totalise aujourd'hui plus de 155 000 connexions. Bien avant sa médiatisation, le site comptait déjà 1 500 lecteurs quotidiens.
"Un peu dépassée" par l'aura de ses écrits, la jeune femme avoue qu'à l'origine, elle percevait les blogs comme des "journaux intimes un peu ennuyeux". Mais elle s'est finalement rendue compte que "c'était le moyen le plus pratique" pour exprimer ses idées. "J'en avais marre du regard des clients qui nous prennent pour des écervelées, marre de ceux qui ne disent jamais "bonjour" ou qui téléphonent sans gêne en passant à la caisse."
REDORER LE BLASON
"Il fallait redorer le blason des caissières", poursuit-elle. C'est désormais chose faite grâce aux chroniques de cette titulaire d'un DEA en littérature devenue hôtesse de caisse il y a huit ans pour financer ses études. Souvent pathétiques pour le genre humain mais "jamais méchantes ou humiliantes", les anecdotes d'Anna se sont nourries de ses derniers mois passés devant le tapis roulant, à raison de vingt-quatre heures par semaine. Elles révèlent les pires travers des consommateurs, au moment où ils passent à la caisse : "L'impatience, l'indifférence, l'égoïsme, le stress..." Toujours sur un ton humoristique et léger. Elle est consciente que les scènes qu'elle rapporte ne reflètent qu'une "infime partie de la vie de ces gens" et ne l'autorisent pas à généraliser sur la société.
Début janvier, Anna a "lâché" son job à l'hypermarché. Elle espère retrouver un travail au contact des livres, dans "une bibliothèque ou une maison d'édition". Pas question pour autant de tourner définitivement la page de son blog. Elle conserve quantité de notes dans son carnet et projette même d'ouvrir les colonnes de son site à d'autres caissières ou caissiers, qui loin de n'enregistrer que des codes-barres, sont autant de regards affûtés sur les millions de clients qui fréquentent chaque jour les supermarchés.
13:50 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.11.2007
L'Olympia
J'aurais bien aimé pourvoir raconter en détail ma journée à l'Olympia, les backstages, les loges et bien sûr partager les photos que j'ai pu prendre. Mais je suis tenue à certains engagements et donc bien sûr je vais les respecter. J'ai bien pu jouer ma groupie, mais j'étais là avant tout pour faire mon boulot de Journaliste Reporter d'images comme on dit.
Je raconte un peu sans trop détailler ;-).
Grosse journée, réveil à 5h30 pour rejoindre l'Olympia à 7h00. Il fait très froid, on est dimanche tout est très calme pas pour longtemps. Les camions de matériel attendent déjà à l'entrée. Et sur la façade de la salle de Bruno Coquatrix, un crapahutiste est déjà en train de changer les lettres pour annoncer le concert du jour. C'est impressionnant de le voir démonter une lettre d'un mètre, la descendre et remonter les autres dans un petit seau comme sur un chantier. Il est très sympa et me répond cordialement quand je lui pose des questions sur la salle.
Je ne connais pas les coulisses de l'Olympia, pas encore du moins, alors je me demande où ils déchargent leur matériel. En réalité, un grand portail donne sur un gigantesque parking. C'est là que vers 8h30 le premier camion "Rock and Roll Trucking" s'engouffre.
En bas, une foule de techniciens attendent. Ils ont tous leurs chaussures de protection et des gants. On les appelle "roads", c'est eux qui vont décharger les innombrables malles puis aider à tout installer. L'équipe de la tournée est allemande mais pour chaque salle, des renforts locaux sont prévus.
Tout commence très vite pour l'installation. Je filme tout ce déballage avant de rejoindre le haut de la salle car une fois l'installation commencée, il ne fait pas bon traîner sur la scène. Un des roads que nous interviewons par la suite nous confirme que c'est un métier qui ne demande pas de qualifications particulières, on apprend sur le tas, mais que c'est un métier à risques. A tout moment, une catastrophe peut arriver, aussi ils font particulièrement attention entre eux. Il fait partie de ceux qui font de l'escalade et monte parfois à 30 mètres au dessus de la scène pour arrimer du matériel. Prudence est de mise, sur la tournée des Stones, une catastrophe a bien eu lieu, à Madrid, 2 hommes sont morts... ça refroidit.
L'ambiance est en tout cas très conviviale et on sent que ce n'est pas le concert de U2 ou de Madonna. Le staff est vigilant à ce que nous ayons notre badge mais ne nous met aucune restrictions. Le temps mort arrive, c'est rare me dit-on, mais l'Olympia est une salle plus petite que les autres zéniths prévus pour la tournée. Ils doivent donc trier le matériel qui conviendra. J'en profite pour discuter et satisfaire ma curiosité...
Le temps passe, c'est au tour des backlines. La scène est montée, ils amènent donc les instruments puis font les balances. Café Bertrand arrive et moi je pars à l'extérieur à la rencontre des fans. Il fait très froid et pourtant ils commencent déjà à attendre pour être aux premières loges. Deep Purple à l'Olympia, ça n'arrive pas tous les jours.
Les portes s'ouvrent, le concert va commencer.
Je ne dis rien donc sur Café bertrand ni sur le documentaire qui se prépare. Mon moment fort de la journée, c'est de suivre les membres du groupe jusqu'à la scène et d'assister à leur entrée, je refais la même chose dans l'autre sens à la fin du concert pour assister à la sortie (pas de calcul de ma part, mes jambes ne tenaient plus et je rejoignais la loge), mais heureux hasard, je m'arrête au moment où ils sortent de scène. Ils ont encore et toujours le sourire aux lèvres ça fait plaisir.
Avec un peu d'insistance, j'arrive à faire dédicacer mon album par Roger Glover, Steve Morse et le batteur Ian Paice (il m'a bluffée, batteur de génie). Et à avoir une petite photo de groupe souvenir. Tout ça se mérite, j'avais bien en tout cas beaucoup bossé avant.
Je tiens à signaler que le groupe Café Bertrand est conforme à ce qu'on m'en avait dit : ils sont adorables et très simples.
Simple c'est le mot qui résume bien tous les gens que j'ai pu rencontrer. L'ambiance était assez familiale, une raison de plus pour apprécier les Deep Purple.
Une petite déception mais c'est normal. Jon Lord a quitté le groupe il y a cinq ans, je n'ai pas pu voir mon chouchou, cela dit son remplaçant Don Airey, tient sacrément bien la route.
11:15 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Deep purple, Olympia, Café bertrand, tournée, Ian Paice, Steve Morse, roger glover
10.11.2007
Music was my first love
C'est officiel, je vais faire partie de l'équipe qui va filmer le groupe Café Bertrand dans le cadre d'un documentaire sur ce groupe de rock français.
Nous filmons là le dernier acte, celui de leur passage à l'Olympia, en première partie de Deep Purple. Pour être vraiment honnête, c'est plus d'apercevoir, peut-être d'approcher de près même, ce groupe mythique du "rock progressif" (autant pour moi, j'ai discuté avec des fans et la réponse est que Café Bertrand serait du rock progressif mais pas Deep Purple, je ne m'y retrouve pas trop dans toutes ces étiquettes) qui me plaît. On dira ce sont des vieilles charrues, et c'est vrai qu'ils sont passés dans ce fameux festival il y a peu, mais ils n'en restent pas moins mythiques pour moi.
On les connaît surtout pour "Smoke on the water", moi j'ai craqué sur leur concerto (composé par Jon Lord), nettement moins populaire, mais géniallissime. J'en ai déjà parlé dans une autre note.
J'avais raté leur passage à Paris lorsqu'ils avaient fait une représentation du-dit concerto, et je m'en mords les doigts, parce qu'ils ne remettent pas ça tous les quatres matins. Si j'ai la chance de pouvoir leur poser une question, je leur demanderai s'ils comptent revenir avec un orchestre philarmonique m'offrir une deuxième chance;-). Si c'est la cas, je ferai un Oyé général parce que ça vaut vraiment le déplacement.
En tout cas, je suis dans la partie making-of, donc je vais me promener un peu partout, interviewer et puis finir dans la fosse, protégée par les grilles quand même, pour filmer le chanteur/leader du groupe : WaltHer.
Après, est-ce que je vais pouvoir assister au concert de Deep Purple aux premières loges, ça c'est une autres question...
J'espère bien. Je suis ravie de faire partie de l'aventure quoiqu'il en soit. C'est ce que j'aime dans ce boulot, aller là où normalement on n'a pas accès.
Et souhaitons que c'est le début d'autres expériences de ce type, si je pouvais avoir accès aux backstages des Floyd, je prends aussi !
Une vraie groupie....
Il a la classe Jon Lord non?
Un morceau, coupé en deux, trop long pour tenir en 5 Mo, allez au moins jusqu'à la troisième minute;-).
01:55 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : Deep Purple, concert Olympia 18 novembre 2007, café bertrand, jon lord, ian gilllan, steve morse
31.10.2007
Jamais la tête sous l'eau...
En ce moment, c'est un peu hardos, je dois rattraper le retard de tout ce que j'avais en cours avant Popcorn, et j'ai eu la bonne idée d'aller faire un tour sur le blog de Lau, et je suis tombée sur le sketch de Florence Foresti sur les ados, et là fou rire garanti.
Alors du coup, je reviens sur sa parodie culte de Madonna !
Florence Foresti / Madonna
Vidéo envoyée par LesPeople
00:04 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.10.2007
23 + 7 balais
Aujourd'hui, ce 21 octobre 2007, jour pour jour, cela fera 23 ans que François Truffaut nous quittait...Je l'ai découvert un peu par hasard, lors de projections au Forum des Images, de sa série "Antoine Doinel". Je traînais par là et bien m'en a pris, j'ai eu une sorte de coup de foudre immédiat. Pour lui et son acolyte, Jean-Pierre Léaud. Par la suite, je dévore tout ses films et les ouvrages traitant de lui ou de son idole Alfred Hitchcock.
Eh oui, et sans le savoir, au même moment moi je fêtais mes 7 ans et je m'en moquais bien.
Et aujourd'hui c'est officiel, j'ai bien 23 ans+7 ans
Loin de moi l'idée de publier une note sombre sur mes 30 ans en faisant référence à un décès. Car François Truffaut était déjà mort quand j'ai découvert ses oeuvres. C'est justement bien ça qui ne meurt jamais.
Vieillir est sans doute la peur qui me taraude toujours le plus, ou grandir peut-être. Déjà petite, un peu romantique, je voulais devenir un "grand" écrivain, et je me lançais dans ma première oeuvre, une sombre histoire de machine à remonter dans le temps...
Mais je crois que j'aborde mes 30 ans avec une certaine sérénité, ça fait environ 3 ans que je m'y prépare:D
D'abord parce que j'avais toujours dit que je réaliserai un film avant mes 30 ans et le hasard des circonstances a fait que ça s'est produit. Et c'est important de tenir à ses rêves, même si la réalité est souvent moins glamour que dans nos rêves.
Pour moi, c'est donc un très beau cadeau d'anniversaire !
Et puis bien d'autres choses...
Voilà les événements dont je suis fière de partager l'anniversaire :
Le 21 octobre 1520 un Européen va traverser le détroit situé au sud de l’Amérique reliant l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Oui c'est Magellan qui donne son nom à ce fameux détroit.
Le 21 octobre 1680 c'est la création de la Comédie Française
Le 21 octobre 1879, Thomas Edison invente la lampe à incandescence
Le 21 octobre 1945, les femmes votent pour la première fois en France
ça me fait relativiser tout ça !
Bon et voici le cadeau que je me fais, en attendant de les voir sur scène, peut-être de très près, j'attends confirmation mais si c'est le cas, je ferai une note spéciale, voici le morceau qui a inspiré mon premier clip (raté) et qui m'a lancée corps et âme dans le montage et accessoirement le cinéma expérimental, très très expérimental avec le camescope de mon père.
J'en profite pour adresser une petite bise volée à David qui planche en ce moment sur le générique de Popcorn et vient de m'envoyer une maquette. Mon premier cadeau de la journée:).
Et d'autres bises volées pour mes collègues avec qui j'ai enterré ce soir mes 29 ans.
Je vous recommande d'ailleurs l'excellent album Deep Purple : In concert with the London Symphony Orchestra

01:40 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.10.2007
Citations du jour
«Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche.» Michel Audiard
«Ce qui importe, ce n'est pas d'arriver, mais d'aller vers.» Antoine de Saint-Exupéry
"La suffisance n'exclut pas le talent, mais elle le compromet". Louis de Bonald
"Le talent n'est presque rien et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail". Patrick Suskind
«La plupart des gens abandonnent juste quand ils sont sur le point d’atteindre le succès. Ils abdiquent sur le dernier cent mètres. Ils abandonnent à la dernière minute du jeu, à un doigt de la victoire.» Ross Perot
"Où peut bien aller, celui qui n'a encore rien fait mais se croit déjà arrivé ?" Moi-même hehe
15:50 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.10.2007
update
Depuis que je me suis mise sur Popcorn, le court-métrage, j'ai perdu le fil de mon blog... Manque de temps et pas d'accès à Internet longue durée le temps du tournage. Je n'avais pas mesuré quand j'ai endossé le rôle de réalisatrice de Popcorn que ce serait aussi intense. Et je suis très fière, de ma co-équipière Aurélie, de moi et de toute notre équipe.
Loin de moi l'idée de m'auto-congratuler. D'ailleurs, je suis en général assez dure avec moi-même et rarement complètement fière de ce que je fais. Popcorn n'a pas échappé à la règle et durant toute cette période, j'ai été assaillie par un milliard de doutes, de questions, d'impression de pas être à la hauteur. Mais au final, je peux le dire cette fois, je suis simplement fière que l'on ait réussi à relever ce challenge. Je ne parle même pas du résultat, car on le saura vraiment une fois le montage, l'étalonnage, le mixage et l'animation terminés, sans oublier la bande-son sur laquelle planche déjà David. Je suis juste fière que l'on ait réussi à réunir une équipe qui tient bien la route, de gens professionnels qui nous ont offert de leur temps et de leur savoir-faire, des collègues qui ont rejoint le projet au début ou en cours et se sont investis à 300%, des connaissances de connaissances qui sont venus en renfort sur les accessoires, à la lumière, de ma famille qui s'est investie pour que mes neveux venant de Hollande puisse tourner une scène qui me tenait à coeur, des amis et des amis d'amis qui sont venus faire de la figuration.
Avant même de savoir ce que sera le film, je vois dans Popcorn, une formidable aventure humaine. Et rien que pour ça, je ne regrette rien, ni les nuits courtes, ni les coups de gros stress, ni les nouveaux cheveux blancs qui ont poussés, rien, en fait, je ne ressens pour le moment que de la gratitude envers tout ceux qui m'ont permis de vivre ça. J'ai énormément appris, j'ai l'impression d'avoir beaucoup reçu en échange, j'ai eu des vraies bonnes surprises, des gros coups de coeur et je ne sais même pas qui remercier dans l'ordre tellement la générosité des uns et des autres est ce que je retiens là maintenant. C'est sûrement "cliché" tout ce que je dis, on pourrait se croire à une remise de prix, c'est pourtant authentique et tant pis si ça doit passer pour du déjà-entendu. Certains ont déjà d'autres projets qui ont commencé pour eux suite à des rencontres faites pendant le tournage, d'autres se sont peut-être découvert une nouvelle vocation. J'espère bien que Popcorn aura aussi servi à tout ça et que d'autres projets naîtront des gens qui s'y sont croisés.
Un film c'est un travail d'équipe et là je m'en suis bien rendue compte. On parle beaucoup du rugby en ce moment et des valeurs que ce sport communique : "si tu joues pas en équipe, t'es mort". Pour un film c'est pareil, on doit tous compter sur le travail des uns et des autres et se coordonner. De mon côté, c'était ma première réalisation, c'est difficile de se faire une idée du métier à partir d'une seule expérience, mais j'ai tendance à penser que le réalisateur omniscient est un peu un mythe, sauf peut-être certains très grands comme Stanley Kubrick ou autres. Certes, on doit "mener la barque" mais on travaille avec le directeur de la photo qui a son point de vue aussi et se priver des bonnes idées des autres (quels qu'ils soient) serait une réaction qui me semble idiote.
On a pu mener cette aventure jusqu'au bout. Malgré des débuts difficiles, des contre-temps, personne ne nous a lâché, ce qui signifie pour moi que d'une part nous avions bien fait notre travail au niveau de la constitution de l'équipe et qu'elle est solide, sympathique et dévouée, et d'autre part que j'ai quand même pas été trop nulle, on n'a pas été trop nuls.
Voilà, j'avais mis entre parenthèse tout mes autres projets, je suis à la bourre et je vais devoir rattraper tout ça. Je suis bien contente d'avoir eu le cran de mettre tout de côté, y compris ce qui me rapporte des sous, pour un projet qui finalement n'en rapporte pas mais qui est tellement plus enrichissant.
Reste toute la phase de post-production à attaquer. Je vais commencer à m'y coller, c'est pas fini pour moi. Je vais en apprendre encore un rayon !
Le petit scarabé avance :-)
Et toujours pour suivre les aventures du film : Les films du Kachalot
14:00 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note



