20.12.2007

Ma soeur, mes neveux et la Hollande

e0af52bb40da67d7390edd208cdded60.jpgMa soeur habite en Hollande depuis quelques années. Ce qui n'est pas très commode pour se voir. En revanche, ça donne l'occasion d'aller visiter ce joli plat pays, occasion que je ne saisis d'ailleurs pas assez souvent. Bref, j'ai décidé de profiter de cette ouverture pour enrichir les colonnes de ce blog de petits billets néerlandais. Ma soeur est très douée : Sens aiguisé de l'observation et d'analyse critique, culture générale Ô combien vaste et une plume bien acérée. Je ne fais pas du népotisme ou quoique ce soit qui s'en approche, c'est juste la réalité. Anne si tu me lis, sache que je t'encourage à écrire ! J'ouvre une nouvelle catégorie pour les notes venues de Hollande et du cerveau de ma soeur : En direct de Hollande.

Bon j'avais décidé de ne pas raconter ma vie sur ce blog, je m'aperçois qu'en réalité, je n'y arrive pas. Voilà, cette note a pour objet de présenter un programme TV hollandais, qui n'a d'intérêt que parce que mes neveux (deux jumeaux sur la photo ci-dessus) y ont un rôle. Bon là d'accord c'est un peu du chauvinisme familial. Theo et Willem qui ont participé au tournage du court-métrage "Popcorn" pour ceux qui suivent depuis longemtps, se partagent le rôle du petit dernier dans la série "De Daltons".

Pour présenter la série, j'ai demandé à ma soeur de me faire un résumé que voici :

Alors les Daltons c’est quoi. Comme son nom l’indique, il y a un rapport direct avec Lucky Luke mais cela vient du nombre des frères dans la famille de Wit (signifie blanc en hollandais), quatre donc : Eric (9 ans), Jelle (8), Tim (7 ans) et Daan (1 an) dans la première serie, il y a 7 ans.

Les daltons habitent Daltonstraat (la rue des Daltons) et dans la première série, les 10 épisodes racontent les aventures de trois frères mais vues au travers des yeux de Tim, un peu rêveur et assez réservé. Il y a ses cours de natation, ses leçons de flûte a bec, son désir de grandir (il coupe son pantalon pour faire croire que le panatlon est devenu trop court), son désir de petite sœur (il promène la poupée de la sœur d’un voisin et fait croire à tout le monde que sa maman est enceinte) etc…

La 2ème série, 7 ans après, reprend les mêmes ingrédients, avec deux changements majeurs, le papa a perdu son boulot (ce qui n’entraîne pas chez nos amis hollandais un message directement tragique) et va s’installer à son compte (conclusion logique aux Pays-Bas, tu prends ton destin en main plutot que te reposer sur les allocations chômage, note de l’auteur). La famille doit déménager dans une maison plus petite ce qui entre en conflit avec le 2ème changement de la famille : la puberté des adolescents et surtout Tim (14 ans) qui est en plein bouleversements (les poils sous les bras, la mue, la transpiration, les filles, le sexe etc…).

Donc la vie continue (avec les memes acteurs qu’il y a 7 ans, les parents Peter Blok et K. Crutzen sont des personnalités assez fameuses des series TV. Eric le fils aîné, M. van de Sande Bakhuisen, est le fils d’un réalisateur assez connu egalement, décédé il y a quelques années) mais c’est le début d’une nouvelle période (Nieuwe tijden est d’ailleurs le nom de la nouvelle série).

La série aborde les thèmes de la mue, les premiers émois sentimentaux, le sexe, la rebellion par rapport à l’autorité des parents, trouver sa place dans la famille et le groupe (acceptation à l’école et par les filles), le premier baiser, les préservatifs etc…Le tout est extrêmement bon enfant et bien pensant (sans message religieux ou moral particulier), cela reste assez descriptif mais de bon ton. Par ailleurs la réalisation est impeccable (Rita Horst, spécialiste des séries pour les enfants), le son et l’image sont excellents et le scénario (Robert Albering Thym) sympa (Rita et Robert sont d’ailleurs des personnes de grande valeur).

Dans tout cela Theo et Willem partagent le role de Daantje (le petit dernier qui entre à l’école primaire (7 ans). Il n’a pas un grand rôle sinon celui d’introduire les thèmes, genre il trouve un magazine de sexe dans le jardin et le brandit tout innoncent « c’est quoi ca ? ». Il trouve un préservatif (neuf) et l’utilise comme un ballon. Il sert aussi de contraste par rapport a Tim, qui n’est pas encore tout à fait adolescent mais plus vraiment un enfant. Il existe une espèce de connivence entre les deux. Tim le regarde parfois avec envie car la vie etait plus facile.

07.12.2007

News et avis de recherche

J'essaie de tenir à jour l'état d'avancement de Popcorn. Voilà, nous avons bien travaillé hier au montage. Toutes les séquences sont montées. Nous comptons encore une journée pour trancher sur certains plans en stand-bye et fignoler le tout. Globalement, il me semble que ça fonctionne bien. En tout cas, le découpage est respecté et il ne manque pas de plans, c'est déjà un bon point. Au niveau des raccords pas de fausses notes à signaler non plus, ouf la règle des 180° ne m'a pas jouée de tours. Je peux d'ores et déjà dire que le film fera bien 15 minutes. Le montage en est à 13 minutes et il reste à ajouter les séquences d'animation ainsi que le générique de début et de fin.

Par ailleurs, j'en avais déjà parlé mais c'est confirmé, Julien a rejoint notre équipe pour l'animation. Il est étudiant en 4ème année à l'ENSAD et accepte de nous donner un peu de son temps. Il a déjà commencé à plancher sur les dessins à partir des photos d'Alexandra, des dessins utilisés pour le film. L'animation sera comme je l'espérais en manga. Et cerise sur la gateau, il a aussi dit oui pour faire le générique du début en animation. En réalité, tout se passe donc très bien. Comme on dit, so far so good. D'autant que, la collaboration est super sympathique. Delphine ne manque pas d'humour et nous passons des bons moments en salle de montage.

Pas mal de boulot attend notre cher et tendre David, il va nous falloir de la musique ! Il va pouvoir composer à la "Eric Serra", je vais lui donner le montage fini et il va composer directement dessus. J'aimerais bien en faire un making-of, nous verrons ça car je sais qu'il est très inspiré la nuit, ça risque de ne pas être très commode.

Reste les points à élucider : CHERCHE ETALONNEUR/SE ET MIXEUR/SE

je vais publier une annonce, si quelqu'un connaît quelqu'un dans son entourage...

Voilà, et une petite pensée pour Michèle qui vient de traverser un moment difficile je crois. Gros bisous à toi

 

 

23.11.2007

L'Olympia

J'aurais bien aimé pourvoir raconter en détail ma journée à l'Olympia, les backstages, les loges et bien sûr partager les photos que j'ai pu prendre. Mais je suis tenue à certains engagements et donc bien sûr je vais les respecter. J'ai bien pu jouer ma groupie, mais j'étais là avant tout pour faire mon boulot de Journaliste Reporter d'images comme on dit.

Je raconte un peu sans trop détailler ;-).

Grosse journée, réveil à 5h30 pour rejoindre l'Olympia à 7h00. Il fait très froid, on est dimanche tout est très calme pas pour longtemps. Les camions de matériel attendent déjà  à l'entrée. Et sur la façade de la salle de Bruno Coquatrix, un crapahutiste est déjà en train de changer les lettres pour annoncer le concert du jour. C'est impressionnant de le voir démonter une lettre d'un mètre, la descendre et remonter les autres dans un petit seau comme sur un chantier. Il est très sympa et me répond cordialement quand je lui pose des questions sur la salle.

Je ne connais pas les coulisses de l'Olympia, pas encore du moins, alors je me demande où ils déchargent leur matériel. En réalité, un grand portail donne sur un gigantesque parking. C'est là que vers 8h30 le premier camion "Rock and Roll Trucking" s'engouffre.

En bas, une foule de techniciens attendent. Ils ont tous leurs chaussures de protection et des gants. On les appelle "roads", c'est eux qui vont décharger les innombrables malles puis aider à tout installer. L'équipe de la tournée est allemande mais pour chaque salle, des renforts locaux sont prévus.

Tout commence très vite pour l'installation. Je filme tout ce déballage avant de rejoindre le haut de la salle car une fois l'installation commencée, il ne fait pas bon traîner sur la scène. Un des roads que nous interviewons par la suite nous confirme que c'est un métier qui ne demande pas de qualifications particulières, on apprend sur le tas, mais que c'est un métier à risques. A tout moment, une catastrophe peut arriver, aussi ils font particulièrement attention entre eux. Il fait partie de ceux qui font de l'escalade et monte parfois à 30 mètres au dessus de la scène pour arrimer du matériel. Prudence est de mise, sur la tournée des Stones, une catastrophe a bien eu lieu, à Madrid, 2 hommes sont morts... ça refroidit.

L'ambiance est en tout cas très conviviale et on sent que ce n'est pas le concert de U2 ou de Madonna. Le staff est vigilant à ce que nous ayons notre badge mais ne nous met aucune restrictions. Le temps mort arrive, c'est rare me dit-on, mais l'Olympia est une salle plus petite que les autres zéniths prévus pour la tournée. Ils doivent donc trier le matériel qui conviendra. J'en profite pour discuter et satisfaire ma curiosité...

Le temps passe, c'est au tour des backlines. La scène est montée, ils amènent donc les instruments puis font les balances. Café Bertrand arrive et moi je pars à l'extérieur à la rencontre des fans. Il fait très froid et pourtant ils commencent déjà à attendre pour être aux premières loges. Deep Purple à l'Olympia, ça n'arrive pas tous les jours.

Les portes s'ouvrent, le concert va commencer.

Je ne dis rien donc sur Café bertrand ni sur le documentaire qui se prépare. Mon moment fort de la journée, c'est de suivre les membres du groupe jusqu'à la scène et d'assister à leur entrée, je refais la même chose dans l'autre sens à la fin du concert pour assister à la sortie (pas de calcul de ma part, mes jambes ne tenaient plus et je rejoignais la loge), mais heureux hasard, je m'arrête au moment où ils sortent de scène. Ils ont encore et toujours le sourire aux lèvres ça fait plaisir.

Avec un peu d'insistance, j'arrive à faire dédicacer mon album par Roger Glover, Steve Morse et le batteur Ian Paice (il m'a bluffée, batteur de génie). Et à avoir une petite photo de groupe souvenir. Tout ça se mérite, j'avais bien en tout cas beaucoup bossé avant.

Je tiens à signaler que le groupe Café Bertrand est conforme à ce qu'on m'en avait dit : ils sont adorables et très simples.

Simple c'est le mot qui résume bien tous les gens que j'ai pu rencontrer. L'ambiance était assez familiale, une raison de plus pour apprécier les Deep Purple.

Une petite déception mais c'est normal. Jon Lord a quitté le groupe il y a cinq ans, je n'ai pas pu voir mon chouchou, cela dit son remplaçant Don Airey, tient sacrément bien la route.