22.07.2007
Wonderful World
En déballant mes cartons, je reprends une à une mes affaires qui étaient éparpillées un peu partout. Je me suis attaquée au carton "CD". En les sortant, je tombe forcément sur des morceaux que j'ai envie de ré-écouter. Et voilà, Sam Cooke qui débarque avec son titre inoubliable, pour moi en tout cas, "Wonderful world".
Pourquoi inoubliable? parce qu'il fait partie du panthéon de mes séquences "cultes". Pour ceux qui auront vu "Witness", vous vous souviendrez certainement de l'incroyable sensualité de la scène où Harrison Ford, réfugié dans une communauté Amish, répare une vieille voiture. Surgit alors Kelly Mc Gillis. Et par magie, la radio de la voiture se remet en marche. On entend alors un DJ qui annonce le fameux tube. S'ensuit une superbe scène où Harrison Ford entraîne Kelly Mc Gillis, qui n'a certainement pas l'occasion de danser souvent, dans un rock, pas endiablé, mais sacrément lourd de sous-entendus et de non-dits. Pour ceux qui n'ont pas vu le film : Les deux protagonistes s'aiment évidemment, mais ils sont séparés par leur culture et leurs choix de vie. Puisque Kelly Mc Gillis appartient à la communauté Amish, pour vivre leur amour, soit l'un doit accepter le mode de vie de la communauté, soit l'autre doit renoncer à ses croyances et à ses racines.
Pourquoi, l'amour quand il est contrarié voire impossible donne-t-il des séquences aussi sexy au cinéma? je pense aussi au film "Sur la route de Madison" où Clint Eastwood et Meryl Streep me donnent toujours autant de frissons. Est-ce que c'est la retenue des sentiments et de l'attirance qui créee cet effet? est-ce que ça agit comme un barrage, on attend qu'il se brise pour voir la déferlente. Mais quand il ne se brise pas mais se fissure juste, c'est presque, voire plus fort. Bizarre non?
En tout cas, si vous ne l'avez pas encore vu, je vous le recommande vivement. Je ne présente pas Harrison Ford, mais Kelly Mc Gillis a eu une carrière plus courte, si je vous dis que c'est aussi l'héroïne de "Top Gun", vous verrez tout de suite de qui je parle.
22:22 Publié dans Mes séquences d'anthologies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : witness, sam cooke, harrison ford, kelly mc gillis



