23.11.2007
L'Olympia
J'aurais bien aimé pourvoir raconter en détail ma journée à l'Olympia, les backstages, les loges et bien sûr partager les photos que j'ai pu prendre. Mais je suis tenue à certains engagements et donc bien sûr je vais les respecter. J'ai bien pu jouer ma groupie, mais j'étais là avant tout pour faire mon boulot de Journaliste Reporter d'images comme on dit.
Je raconte un peu sans trop détailler ;-).
Grosse journée, réveil à 5h30 pour rejoindre l'Olympia à 7h00. Il fait très froid, on est dimanche tout est très calme pas pour longtemps. Les camions de matériel attendent déjà à l'entrée. Et sur la façade de la salle de Bruno Coquatrix, un crapahutiste est déjà en train de changer les lettres pour annoncer le concert du jour. C'est impressionnant de le voir démonter une lettre d'un mètre, la descendre et remonter les autres dans un petit seau comme sur un chantier. Il est très sympa et me répond cordialement quand je lui pose des questions sur la salle.
Je ne connais pas les coulisses de l'Olympia, pas encore du moins, alors je me demande où ils déchargent leur matériel. En réalité, un grand portail donne sur un gigantesque parking. C'est là que vers 8h30 le premier camion "Rock and Roll Trucking" s'engouffre.
En bas, une foule de techniciens attendent. Ils ont tous leurs chaussures de protection et des gants. On les appelle "roads", c'est eux qui vont décharger les innombrables malles puis aider à tout installer. L'équipe de la tournée est allemande mais pour chaque salle, des renforts locaux sont prévus.
Tout commence très vite pour l'installation. Je filme tout ce déballage avant de rejoindre le haut de la salle car une fois l'installation commencée, il ne fait pas bon traîner sur la scène. Un des roads que nous interviewons par la suite nous confirme que c'est un métier qui ne demande pas de qualifications particulières, on apprend sur le tas, mais que c'est un métier à risques. A tout moment, une catastrophe peut arriver, aussi ils font particulièrement attention entre eux. Il fait partie de ceux qui font de l'escalade et monte parfois à 30 mètres au dessus de la scène pour arrimer du matériel. Prudence est de mise, sur la tournée des Stones, une catastrophe a bien eu lieu, à Madrid, 2 hommes sont morts... ça refroidit.
L'ambiance est en tout cas très conviviale et on sent que ce n'est pas le concert de U2 ou de Madonna. Le staff est vigilant à ce que nous ayons notre badge mais ne nous met aucune restrictions. Le temps mort arrive, c'est rare me dit-on, mais l'Olympia est une salle plus petite que les autres zéniths prévus pour la tournée. Ils doivent donc trier le matériel qui conviendra. J'en profite pour discuter et satisfaire ma curiosité...
Le temps passe, c'est au tour des backlines. La scène est montée, ils amènent donc les instruments puis font les balances. Café Bertrand arrive et moi je pars à l'extérieur à la rencontre des fans. Il fait très froid et pourtant ils commencent déjà à attendre pour être aux premières loges. Deep Purple à l'Olympia, ça n'arrive pas tous les jours.
Les portes s'ouvrent, le concert va commencer.
Je ne dis rien donc sur Café bertrand ni sur le documentaire qui se prépare. Mon moment fort de la journée, c'est de suivre les membres du groupe jusqu'à la scène et d'assister à leur entrée, je refais la même chose dans l'autre sens à la fin du concert pour assister à la sortie (pas de calcul de ma part, mes jambes ne tenaient plus et je rejoignais la loge), mais heureux hasard, je m'arrête au moment où ils sortent de scène. Ils ont encore et toujours le sourire aux lèvres ça fait plaisir.
Avec un peu d'insistance, j'arrive à faire dédicacer mon album par Roger Glover, Steve Morse et le batteur Ian Paice (il m'a bluffée, batteur de génie). Et à avoir une petite photo de groupe souvenir. Tout ça se mérite, j'avais bien en tout cas beaucoup bossé avant.
Je tiens à signaler que le groupe Café Bertrand est conforme à ce qu'on m'en avait dit : ils sont adorables et très simples.
Simple c'est le mot qui résume bien tous les gens que j'ai pu rencontrer. L'ambiance était assez familiale, une raison de plus pour apprécier les Deep Purple.
Une petite déception mais c'est normal. Jon Lord a quitté le groupe il y a cinq ans, je n'ai pas pu voir mon chouchou, cela dit son remplaçant Don Airey, tient sacrément bien la route.
11:15 Publié dans Du côté de chez Ouam | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Deep purple, Olympia, Café bertrand, tournée, Ian Paice, Steve Morse, roger glover


